Assurance de prêt immobilier : un atout pour son dossier

La loi n’impose pas aux consommateurs d’emprunt une souscription obligatoire à une assurance de prêt immobilier. Cependant, il est dans l’intérêt d’un particulier de lier son contrat de prêt avec un contrat d’assurance emprunteur. En cas d’impondérables, sa situation financière ainsi que celle de ses proches seront préservées.

Deux types d’assurance de prêt immobilier

Les organismes financiers se sentent plus rassurés lorsqu’un crédit est contracté avec une assurance de prêt immobilier. En cas de décès ou de perte totale et irrémédiable d’autonomie de l’emprunteur, l’établissement  ne  sera pas pris au dépourvu.

Quels sont les différents types d’offres d’assurance de prêt immobilier ? Il en existe deux, le contrat d’assurance de groupe et l’assurance individuelle. Le premier est suggéré par l’institution prêteuse. Le second se signe auprès d’un assureur n’ayant aucun lien avec l’organisme sollicité.

L’étendue de la couverture

Il n’y a pas de minimum exigé par les établissements prêteurs. Cependant, le contrat de prévoyance doit garantir le remboursement dans les cas suivants :

–             PTIA ou perte totale et irréversible d’autonomie ou  invalidité absolue et définitive de l’assuré ;

–             Décès à cause d’une maladie ou d’un accident du contractant.

LA PTIA est considérée comme un état d’invalidité de 3e catégorie par la Sécurité Sociale. Le concerné est dans la totale impossibilité d’exercer une quelconque activité professionnelle, que ce soit à temps plein ou à temps partiel. Par ailleurs, l’assistance permanente d’une tierce personne lui est indispensable.

Indemnisation et sinistres : comment ça se passe ?

Si l’emprunteur se retrouve dans l’impossibilité d’assurer le remboursement de son prêt, l’assureur  s’en occupe à sa place. Concrètement, il se charge de régler le paiement du capital restant dû.  Dans la majorité des cas, les institutions prêteuses exigent une couverture en cas de perte d’emploi ou d’invalidité et d’incapacité de travail (définitive ou temporaire).

Un contrat de prévoyance idéal aux yeux des banques et autres organismes couvre :

–             L’IPT ou Invalidité Permanente totale de l’assuré : lorsque le taux d’invalidité de l’assuré (par la suite d’un accident ou à cause d’une maladie) est de 66% ou plus. Il s’agit de l’invalidité de 2e catégorie si l’on se réfère au classement de la Sécurité Sociale ;

–             L’IPP ou Invalidité Permanent Partielle : état reconnu pour un taux d’invalidité situé entre  33% à 66%. Invalidité de 1re catégorie selon la Sécurité Sociale. Dans ce cas-ci, le concerné a encore la possibilité d’exercer une profession après son rétablissement. La compagnie d’assurance ne prend alors en charge qu’une partie des mensualités ;

–             L’ITT ou Incapacité Temporaire de Travail : limitée à 3 ans et accompagnée d’une franchise,  cette garantie n’est plus valable à partir du moment ou l’emprunteur dépasse les 65 ans. En dessous de cet âge, elle s’applique lorsque l’état physique et/ou psychique du souscripteur ne lui permet pas de travailler.

–             Le chômage ou la perte d’emploi : accordée aux salariés jouissant d’un CDI, cette garantie est liée à un délai de carence pouvant aller jusqu’à 1 an. D’autre part, elle est assortie d’une franchise de 3 mois minimum. Elle n’est applicable que sur une période de 2 ou 3 ans.


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