La pandémie du coronavirus continue de mettre à mal les Bourses

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La semaine dernière a été rude dans les quartiers boursiers des grandes métropoles du monde. En ces temps de crise sanitaire que traverse le monde entier, la variation des cours dépend étroitement des dernières informations reçues sur l’évolution de la pandémie du Covid-19.

Un marché boursier en crise de confiance

L’augmentation ou la baisse des indices des bourses dépend des informations relatives au Covid-19. Le vendredi 24 avril 2020, les différents indices ont repris un peu de poil à la suite de la légère baisse des inscriptions au chômage aux États-Unis. Mais ils ont replongé à l’annonce de l’échec apparent de l’essai clinique du médicament antiviral, en fin de la même journée. Malgré un démenti du laboratoire américain qui a fait l’essai, la situation des indices de bourse, à l’ouverture du vendredi suivant, ne s’est guère améliorée en Europe.

Par ailleurs, les dispositions prises par le Conseil européen laissent perplexes les investisseurs. L’accord sur la création d’un fonds d’urgence de 1 000 milliards d’euros ne résout pas les points de discorde entre pays européens. Du coup, la confiance est loin de se rétablir. Seul l’indice Ifo d’Allemagne et celui de l’université du Michigan aux États-Unis constituent les points de repère pour les hommes d’affaire désorientés.

Des baisses significatives en actions boursières

En Europe, on enregistre des baisses significatives dans le secteur bancaire, celui de l’automobile, du pétrole et du gaz. Les dégradations de note touchent la totalité des grands établissements bancaires européens. Parmi eux les banques françaises S&S. Ainsi, BNP Paribas et la Société Générale ont perdu de 2,6 % à 3 % de note. En Allemagne, la Commerzbank et la Deutsche Bank a cédé entre 3,3 % à 4,6 %.

En Asie, la bourse de Tokyo a clôturé la semaine sur une baisse de 0,86 %, suite à l’incertitude quant aux étapes de sortie de crise, tout comme a dû le faire la banque Populaire de Chine. Ainsi, le Nikkei a perdu 3,19 % durant la semaine du 20 avril 2020. À New York, les actions de Gilead Sciences ont pris un sérieux coup après l’annonce du Financial Times sur l’essai de son vaccin, avec une perte de 4 % sur la valeur de ses actions. L’euro fait profil bas, car il est pénalisé par les valses d’hésitation des instances financières européennes.

Les points positifs de la semaine du 20 avril 2020

Concernant les emprunts d’État à 10 ans, on observe un retour de méfiance. Les rendements pour le Bund allemand reculent de -0,456 % et ceux de Treasures de 0,5961 %. Quant aux rendements italiens, les tergiversations de l’Europe ont eu l’effet contraire. Les rendements de BTP à 10 ans sont montés à 2,07 %.

Par ailleurs, seul Nestlé a gagné en valeur sur le marché boursier européen dans la journée de vendredi. Son gain de 1,09 % n’est pas étranger à une croissance organique satisfaisante durant le 1er trimestre. À Wall Street, les principaux indices américains ont fait de la résistance. Seul le S&P500 a enregistré une baisse de 0,05 %, tandis que le Nasdaq Composite est resté sur un pourcentage infime de -0,01 %. De ce fait, le dollar se porte à merveille et atteint son plus haut niveau face aux grandes devises.

Quant au pétrole, les cours remontent après une descente spectaculaire en début de la semaine dernière. Ils devraient continuer cette remontée grâce à la résolution de réduire progressivement la production, décidée par les pays principaux exportateurs. Le baril est maintenant à 21,43 dollars et le brut léger vaut 16,53 dollars.