L’épargne, une alternative ou non au placement face au Covid-19 ?

épargne argent

L’exemple des belges qui avaient un fort taux d’épargne juste avant d’être terrassés par la pandémie de coronavirus laisse à réfléchir. Avec le confinement qui a commencé au mois de mars, le belge se tourne moins vers l’épargne. Toutefois, il faut reconnaître que si la ruée vers l’épargne se situe généralement entre décembre et février, en mars, on a toujours remarqué une accalmie.

Le placement en bourse, pour les « intrépides »

Les spécialistes s’accordent à dire que l’épargne est loin de constituer une solution adéquate en ces temps durs, car, crise ou pas crise, l’argent non utilisé, ne fait que dormir. Les défenseurs du placement prédisent une moins-value énorme liée à l’inflation post-épidémique. En clair, les épargnants vont faire les frais de la crise, car dans un avenir plus ou moins proche, les gouvernements s’efforceront de maintenir des taux d’épargne bas, afin de pouvoir relancer l’économie. Devant ce tableau peu rassurant, des alternatives sont proposées.

Pour ceux qui n’ont pas peur de prendre le risque de perdre de l’argent, la recommandation serait   d’effectuer un placement. La prudence est cependant de mise. Aussi, pour un investissement en bourse, mieux vaut commencer sur six mois, sans excéder 24 mois. En même temps, on peut choisir des fonds mixtes sous la direction de gestionnaires divers. En plus de la prudence, il faut être très observateur, surtout sur les marchés boursiers ou obligatoires. En effet, en cas de baisse du prix des actions, s’abstenir de vendre est la meilleure parade. Pour les frileux qui supportent mal la baisse des marchés actuels, il est conseillé d’adopter un portefeuille défensif qui consiste à investir au moins trois fois en débutant avec des fonds patrimoniaux diversifiés. Mais il ne faut pas oublier de garder des liquidités sur son compte en banque en prévision de coup dur.

Les garanties de l’épargne

Néanmoins, pour les irréductibles de l’épargne, inutile de paniquer car il existe des garde fous tout à fait légaux en cette période de vaches maigres. Premièrement, si votre banque cotise au fonds de garantie belge, il peut intervenir pour indemniser les épargnants lésés en cas de faillite. Le montant de l’indemnité versée se limite à 100 000 euros par personne. Deuxièmement, le fonds de garantie peut faire appel au Trésor belge pour l’épauler afin de pouvoir honorer les droits des déposants et investisseurs. Cependant, il est très utile de savoir quels sont les avoirs protégés par le fonds de garantie. Il s’agit de tous les dépôts placés sur des comptes à vue, comptes à terme et comptes épargne. Sont également concernés les bons de caisse nominatifs enregistrés sur des comptes nominatifs. Enfin, les obligations ou autres titres de créance émis ou constitués avant le 2 juillet 2014 peuvent prétendre à être indemnisés par le fonds.