Qui sont les perdants de la baisse des taux de crédit immobilier ?

baisse des taux de crédit immobilier

La baisse des taux est très significative dans le secteur de l’immobilier. Les investisseurs augmentent en nombre et se ruent vers les offres alléchantes des banques. Une vraie aubaine pour les acteurs en 2019. Le marché du crédit était à son summum. Mais depuis cette année 2020, les Français subissent ce qu’on appelle un effet boomerang. Poussées par Bercy, les autorités publiques souhaitent faire un grand ménage pour remettre tout dans l’ordre. C’est déjà certains, plusieurs entités s’en sortiront lésées.

Les jeunes

Profitant de la tendance baissière des taux immobiliers, les primo-accédants se sont multipliés au cours de l’année 2019. Cependant, la situation va être toute autre à partir de maintenant. Les banques vont se montrer beaucoup plus strictes, et de nouvelles conditions difficiles à respecter vont apparaître.

Les jeunes figurent alors parmi les premiers profils qui vont peu à peu disparaître des offres des banques. En 2019, ils étaient très nombreux à acquérir un bien immobilier dans l’ancien. Mais actuellement, la nouvelle reforme qui limite la durée de remboursement des prêts va être un facteur de blocage pour ces individus qui ont pris l’habitude de signer un contrat de crédit immobilier sur du très long terme (plus de 25 ans).

Les aides pour les primo-accédants se feront beaucoup plus rares, mettant ainsi ces derniers dans une situation très critique précise le site credifina.com.

Les ménages modestes

Au même niveau que les jeunes, les ménages ayant des revenus modestes auront, à partir de maintenant, une certaine difficulté pour voir la demande de prêt s’aboutir. Face aux taux bas des crédits immobiliers, le gouvernement a pris des mesures afin d’équilibrer la situation. Depuis Janvier 2020, on a vu apparaître la règle des 33%. Un coup dur pour ces profils qui reçoivent des revenus mensuels inférieurs à 3900 euros par mois. En effet, il faudrait strictement prévoir un reste à vivre de 33% minimum déduit des mensualités et des charges pour obtenir un crédit immobilier de la banque.

Mais ce n’est pas tout, les banques ne peuvent plus accorder la totalité du prix d’achat de l’immobilier. Les demandes se limiteront à 90% du capital nécessaire. L’investisseur devra alors penser à débourser les 10% qui restent de sa propre poche. Si ce dernier ne dispose pas d’assez d’épargne, il aura des difficultés à réaliser son projet.

Les emprunteurs avec un profil moyen

La sonnette d’alarme, plusieurs banques n’acceptent plus d’accorder un prêt de moins de 150 000 ou 200 000 euros. Une situation qui est loin d’être rassurante du côté des emprunteurs à profil moyen. C’est entre autres le cas des personnes âgées, des personnes avec des problèmes de santé, et celles qui n’ont pas d’emploi stable ou exerçant des métiers à risque.

Si auparavant, ces catégories d’emprunteurs ont déjà été victimes de « discrimination » par certaines banques. Aujourd’hui, la situation ne s’améliore pas. Ils sont vraisemblablement des victimes directes de la baisse des taux de crédit immobilier.

Pour eux, ce ne sont pas les nouvelles restrictions établies par les autorités qui constituent un bloc, mais c’est surtout le taux effectif global appliqué par la banque de France. En effet, les taux ont augmentée par rapport à ceux de l’année dernière. Désormais, impossible de prétendre à un prêt immobilier sur 20 ans à un taux inférieur à 2,61%. Sans compter les frais d’assurance emprunteur, qui sont notamment beaucoup plus élevés pour ces catégories de profil.

Même si l’on a déjà connu une telle situation auparavant avec la bulle immobilière, ces nouvelles reformes risquent de donner un grand coup de fouet à ces trois entités concernées.