Un ralentissement plus marqué de l’économie française pour 2019

pouvoir d'achat

Selon Olivier Garnier, le directeur des études et des relations internationales à la banque centrale, le pouvoir d’achat par habitant devrait monter de 2,1% cette année. Mais la banque de France a revu ses prédictions de croissance pour 2019 à 1,3% contre 1,4% au mois de mars. Le ralentissement de l’économie internationale continue et les risques ne font que croître.

La demande intérieure demeure la source primaire de la croissance

Les résultats de l’institution bancaire montrent que la participation de la demande interne à la richesse produite s’élève à 1,3 point en 2019, 1,6 en 2020 et 1,5 en 2021. Les économistes de la banque de France pensent toutefois que l’augmentation de pouvoir d’achat des ménages français ne se répercute pas sur la consommation. Olivier Garnier déclare en effet qu’au cours du premier trimestre 2019, un gain en pouvoir d’achat a été considérable mais la consommation n’a pas suivi le rythme de ce gain.

En revanche, il pense que le pouvoir d’achat évoluera autour de 1,2% en 2020 et 1% en 2021.

Une réduction des investissements dans l’immobilier

Les ménages ont réduit leurs dépenses liées à la construction et  à l’entretien des maisons. La diminution des ventes et des travaux de construction de logement est susceptible de perdurer  sur la majeure partie de l’année 2019. La même tendance est visible au niveau des entreprises. L’investissement a connu une courbe décroissante en passant  de 5,5% en 2017 à 3,2% en 2018 puis de 2,7% en 2019 et 2,4% en 2020.

Des dispositions prises pour soutenir le pouvoir d’achat

Après le mouvement des “Gilets jaunes”, Emmanuel Macron avait annoncé un ensemble de dispositifs destinés à alimenter le porte-monnaie des Français le 10 décembre 2018. D’après Olivier Garnier, la réindexation des pensions de retraites inférieures à 2 000 €, l’abandon du prélèvement de la taxe d’habitation  ainsi que d’autres mesures aideront à faire grimper le pouvoir d’achat des ménages. Par contre, la réduction d’impôt sur le revenu n’a pas été considérée en raison du manque de précision concernant cette mesure.

L’autre facteur de la montée du pouvoir d’achat est le rythme pondéré de l’inflation qui devrait varier autour de 1,3%-1,4% en 2020 et 2021. La diminution des prix du pétrole entre 2018 et 2019 (par exemple, le prix du baril de Brent a chuté de 10 euros par rapport à la mi-mai) et la renonciation à la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) devraient avoir des répercussions positives sur l’inflation totale.

L’épargne grimpe de manière spectaculaire

Les Français misent davantage sur une épargne de précaution. Avec la hausse du pouvoir d’achat, les ménages ont préféré épargner. Sur le dernier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019, le revenu brut a augmenté de 8,5 milliards. Et environ deux tiers de ce complément de pouvoir d’achat ont été épargnés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *