Votre employeur est-il à l’abri de la défaillance ?

Les prévisions sur les défaillances d’entreprises 2019-2021

Tout salarié est aujourd’hui confronté à la problématique de la poursuite des activités de son entreprise.

Une évolution des risques de défaillances dans le monde à la hausse

La plateforme dédié à l’actualité du travail s’est penchée sur la question. Voici quelques éléments de réponse :

Euler Hermes a publié une étude portant sur les défaillances des entreprises en France et à travers dans le monde (en anglais), le 20 juillet 2020.

D’une part, le leader mondial de l’assurance-crédit souligne le fait que les impacts de la crise financière occasionnée par la pandémie du coronavirus n’apparaitront que durant la deuxième moitié de l’année 2020 et au cours de 2021. Cela s’explique par l’absence de statistiques réelles due à la fermeture des tribunaux de commerces et, donc, de l’impossibilité pour les entreprises en difficulté de déclarer leur faillite. La mise en application des dispositifs financiers en vue d’aider les entreprises représente aussi un facteur important qui repousse les effets de la crise économique à l’échelle des entreprises.

Euler Hermes prévoit, ainsi, une hausse de 31 % des défaillances d’entreprise entre 2019 et 2021 dans les pays de l’Asie Pacifique, qui ont été touchés en première ligne par la pandémie du coronavirus. En considérant l’évolution désastreuse de la pandémie, les Etats-Unis connaitront une augmentation de 57 % des impayés des entreprises entre 2019 et 2021. La hausse des défaillances d’entreprise en Europe de l’Ouest st estimé à + 32 %.

Le cas de la France

Le gouvernement a mis en place plusieurs mesures exceptionnelles en vue d’aider les entreprises à faire face à la crise économique actuelle. Ainsi, Euler Hermes a établi que les défaillances ne feront surface que vers la fin de l’année 2020 et au cours de 2021 dans l’Hexagone. Par ailleurs, une hausse de 25 % des défaillances est prévue. Cela représente près de 64 000 entreprises en difficulté financière.

Depuis plusieurs mois, les médias spécialisés dans le domaine de l’économie ne parlent que des situations financières défaillantes de plusieurs grands groupes français, issus de différents secteurs d’activités. Aux dernières nouvelles, Renault maintient les projets de fermeture de plusieurs usines dans le monde. Cette mesure mettra au chômage environ 15 000 salariés. Le plan prévoit notamment l’arrêt définitif des sites de Choisy-le-Roi, Maubeuge, Caudan et Dieppe d’ici 2022 et permettra au constructeur automobile de réaliser une économie de près de 2 milliards d’euros en 3 années. Le secteur de l’aéronautique est également grandement touché par la crise économique mondiale à cause de l’arrêt des activités depuis le mois de mars 2020. Air France KLM a annoncé « 8 000 à 10 000 suppressions d’emplois ». Airbus va également revoir sa structure par rapport à ses activités. La liste des grandes enseignes qui rencontrent d’importantes difficultés financières ne cessent de s’étoffer depuis mai 2020. Alinea, La Halle, Camaïeu et L’Amy font notamment partie des sociétés qui sont en redressement judiciaire.

Dans l’étude défaillances et sauvegardes d’entreprises en France pour la période T1 2020, Altares fait état de 11 500 défaillances, 649 redressements et liquidations judiciaires et 30 procédures de sauvegarde enregistrés depuis le mois de janvier 2020.

Aucune entreprise n’est donc à l’abri de la défaillance.