Une économie précaire à cause du Covid 19

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Face à l’incertitude causée par la pandémie du covid19, on est sûr que la crise ne fait que commencer. Elle n’est pas encore financière mais affecte déjà l’économie. Quoique la situation actuelle soit préoccupante, on ne peut cependant être trop pessimiste. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que, sans être pareil aux précédentes crises mondiales, cette crise causée par le confinement sanitaire ne fait que commencer et que la récession pointe son nez.

Des secteurs d’activité en sérieuse difficulté

Les effets négatifs de la crise, due à la pandémie du Covid 19 et le confinement, concernent en premier lieu la consommation. Les ménages craignent une instabilité, déjà présente et apparemment future. Elles consomment moins et épargnent plus. L’effet domino dans la chaîne de production est aussi à craindre. Un autre problème concerne le manque de liquidités. Les PME et les ménages sont les plus exposés. Ce qui entraîne un véritable risque de faillites en chaîne pour les petites entreprises, suite à un manque crucial de trésorerie. Les économistes notent également une carence dans les plans de soutien économique français et européens pour faire face à la crise sanitaire du Covid-19. En effet, le montant des aides prévu dans le plan d’urgence français est nettement insuffisant. De même les reports de charge n’ont pas été suivis d’annulation.

Dans cette situation, malgré les aides apportées par le PGE, le secteur bancaire se sent encore sous pression. De plus, une dépréciation de l’euro face au dollar est à prévoir. Ainsi, les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire du Covid-19 sont l’industrie et les services. Le raffinage a chuté de -80% , les biens d’équipement de -72%, les matériels de transport sont descendus à -61%. Les mesures prises comme le mouvement de stockage et de surconsommation avant le confinement et le succès du e-commerce n’arrivent pas à compenser le manque à gagner en consommation.

Des timides lueurs d’espoirs

Néanmoins, il y a quelques éclaircies dans ce tableau sombre. Malgré le marasme vécu par les PME qui dépendent beaucoup des banques, elles peuvent compter sur les importantes réserves de fonds propres des banques. En effet, les établissements bancaires peuvent sauver la trésorerie des PME en accordant des prêts directs. Avec un ratio de capital de 15%, les banques sont plus résistantes qu’elles ne l’étaient avec la crise des subprimes en 2008. Par ailleurs, le dispositif de chômage partiel adopté par la France a permis de sauver des emplois. Selon les économistes, les prévisions en termes d’évolution de prix ne sont pas mauvaises.

La France peut toujours compter sur la confiance de ses créanciers puisqu’elle continue à emprunter à des taux très bas. En outre, certains secteurs d’activité résistent mieux au désastre économique de la crise sanitaire du covid-19. L’agriculture, l’agroalimentaire et la finance ne sont pas sinistrées. Les nouveaux outils de communication et les professionnels de la cyber sécurité ont le vent en poupe en ces temps durs. Le télétravail connaît un boom sans pareil, confinement oblige. Néanmoins, sur certains points, il faudra avancer avec prudence. Les rumeurs sur un risque de hausse d’impôts doivent être à tout prix évitées, sinon contrecarrées, car cela peut paralyser la relance de l’économie, le moment venu. C’est-à-dire, quand le confinement sera levé et que la reprise, certes lente, sera entamée. Malgré la santé relativement bonne des banques, la tension récente sur les coûts de financement pour les banques, doublé par l’augmentation des taux de créances douteuses, requiert une prise de mesures concrètes.